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Samedi 25 juillet, 21 h Eglise Saint-Martin de Lure
XVIII 21 Le Baroque Nomade / Jean-Christophe Frisch
Cyrille Gerstenhaber, soprano Adriana Epstein, mezzo-soprano Sébastien Obrecht, ténor Ronan Nédélec, baryton Sharman Plesner, Kovács Lászlo, violons Adorján Csaba, alto et bratsch Lázár Zsombor, violoncelle et bratsch Emmanuelle Guigues, viole de gambe et kamancha Rémi Cassaigne, théorbe et guitare Jean-Luc Ho, clavecin et orgue Pierre Rigopoulos, davul, zarb et cuillères de bois Virág Imola, Virág Endre, danseurs. Jean-Christophe Frisch, flûte traversière et direction
Olivier Balazuc, mise en scène Fabien Teigné, dispositif scénique Benoît Colardelle, lumières
« Jean-Christophe Frisch appartient à cette famille d'artistes qui ouvrent portes et fenêtres à la diversité et à la liberté. » La Croix, Emmanuelle Giuliani, décembre 2008
« Quand la soprano Cyrille Gerstenhaber [...] chante [...] la mélopée de la princesse Lupul, [...] d'une simple petite phrase musicale, juste quelques mesures consignées sur le manuscrit, de solides musiciens savent créer un quart d'heure de pure magie. » Télérama, Xavier Lacavalerie, décembre 2008
En 1988, un précieux manuscrit du XVIIe siècle est miraculeusement retrouvé, à l'intérieur d'un mur en Roumanie. C'est l'un des principaux témoignages de l'activité musicale en Transylvanie vers 1650 : le Codex Caioni. Dans ce carrefour de l'Europe et de l'Asie, le même musicien pouvait chanter le matin à la messe, et le soir faire danser le village à un banquet...
Imaginé par Jean-Christophe Frisch, et mis en espace par Olivier Balazuc, le Codex Caioni réunit des artistes français et roumains pour un spectacle musical combinant des musiques baroques avec des chants et des danses traditionnels de Transylvanie.
Ce programme a donné lieu à un disque édité en juin 2008 en France chez Arion producteur puis à l'automne 2008 en Roumanie. Il propose, à l'heure de l'Union européenne, un mariage musical entre les musiciens dits savants du répertoire baroque d'Europe de l'Ouest et les musiciens et danseurs populaires de la Transylvanie, ces derniers étant notamment héritiers des riches traditions de la communauté tsigane.
Autour de 1650, le franciscain Ion Caioni ne soupçonnait pas l'intérêt que susciterait la redécouverte de son manuscrit 350 ans plus tard. Laissant aux musiciens le soin d'improviser, c'était donc en abrégé qu'il avait noté dans son Codex Caioni les motets de Monteverdi, Schütz ou Gallus ainsi que les danses transylvaines, qu'il accompagnait tant à la messe que pour les fêtes populaires.
A la façon des délices d'un Bosch, les humeurs voyageuses mais historiquement avérées de Frisch font se côtoyer Carissimi et la gaieté d'une Csardas, un Ricercare de Luzzaschi et les propres oeuvres de Caioni... Effusion sacrée (plusieurs hymnes de Caioni), fièvre et transports des danses populaires, emportées par un feu tzigane, rythmes, accents, emportent ces Noces irrésistibles.
Un programme enchanteur et métissé !
Concert proposé avec le soutien spécifique de la Ville de Lure.
Réservation conseillée 15 €, 12 € (réduit), 5 € (jeune public) et 10 € (adhérents Musique et Mémoire)
Codex Caioni / 1 CD Arion 68785

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