Sur les traces de Bach, à la rencontre de Buxtehude



Dimanche 16 juillet, 17 h
Eglise Notre-Dame de l'Assomption de Servance

Sur les traces de Bach, à la rencontre de Buxtehude
Suonate à doi, 1 violino et viola da gamba con cembalo
Programme en création (commande du festival)

Ensemble Les Timbres
Yoko Kawakubo et Maite Larburu, violons
Myriam Rignol, viole de gambe
Julien Wolfs, clavecin

Benoît Colardelle, lumières

Prologue avec 2 classes primaires de Servance

Le nom de Dietrich Buxtehude est souvent associé à celui du jeune Johann Sebastian Bach, dont on rappelle à l'envi qu'il fit le parcours menant d'Arnstadt à Lübeck (près de 400 kilomètres) pour entendre le vieil organiste dans ses œuvres, et qu'étant parti avec une « permission » de quatre semaines, il y resta près de quatre mois.

En effet, Buxtehude bénéficiait, en tant qu'organiste et compositeur, d'une aura exceptionnelle, rehaussée du prestige acquis par ses Abendmusiken, des concerts spirituels institués par son beau-père, auxquels il donna un retentissement croissant au cours des quarante années qu'il passa à Lübeck. Trop méconnue, la musique de chambre de Dietrich Buxtehude semble plus fidèle à l'esprit italien qu'à l'esprit germanique, le titre Suonate à doi, 1 violino et viola da gamba con cembalo en donne déjà l'indice.

La sonate en trio pour deux dessus et basse continue fut une des formes par excellence de l'époque baroque. C'est toutefois une version un peu méconnue de la sonate en trio qu'utilise ici Buxtehude, dans laquelle la viole de gambe possède, tout comme le violon, sa propre partie obligée.

Bien que cette forme soit de nos jours relativement peu connue du public, elle devait être particulièrement appréciée à la fin du XVIIe siècle, en témoignent les publications presque simultanées (entre 1693 et 1694) d'opus de plusieurs sonates en trio pour violon, viole de gambe et basse continue de trois grands compositeurs de l'époque baroque allemande, Krieger, Erlebach et Buxtehude.

Ces sonates de Buxtehude sont de parfaits exemples du stylus fantasticus : leurs nombreux mouvements s'enchaînent dans une dynamique purement baroque en passant sans arrêt d'un affect à l'autre, de sections extrêmement virtuoses à des chromatismes déchirants de lenteur, d'une écriture à trois parties à des solos, ... Mais derrière ce style imprévisible, on peut déceler un plan soigné et une grande unité. Bien que moins connues que ses œuvres vocales ou pour orgue, ces sonates peuvent être comptées parmi les chefs-d'œuvre du compositeur.

Réservation conseillée
15 €, 5 € (réduit), 12 € (adhérents Musique et Mémoire et de la MGEN)

 



ensemble Les Timbres (ensemble associé 2017-2018-2019), photo : Nicolas Maget



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