Un Requiem du temps de bach
Un office funéraire du temps de Bach



Vendredi 19 juillet, 21 h
église Saint-Martin de Lure

Un Requiem du temps de Bach
Heinrich Schütz (1585-1672) /Johann Sebastian Bach (1685-1750)

 

Ludus Modalis
Kaoli Isshiki, Annie Dufresne, Edwige Parat, Eva Zaïcik, sopranos
Sophie Toussaint, Jean Christophe Clair, altos
Bruno Boterf, Vincent Bouchot, Hugues Primard, Olivier Coiffet, ténors
François Fauché, Jean-Claude Saragosse, basses
Mike Diprose, Julian Zimmermann, litui
Judith Paquier, cornet à bouquin
Simen Van Mechelen, Stéphane Muller, Franc Poitrineau, sacqueboutes
Freddy Eichelberger, orgue
Académie Sainte Cécile
Philippe Couvert, Elisabeth Désenclos, violons
Hélène Suignard, alto
Jean-Christophe Marcq, violoncelle
Miguel Ten Frechina, contrebasse

Bruno Boterf, direction musicale

Benoît Colardelle, lumière

Un programme réunissant Schütz et Bach

Ce projet ambitieux prend appui sur une absence :

Heinrich Schütz et Johann Sebastian Bach auteurs de génie n'ont laissé à la postérité aucune oeuvre portant le titre de Requiem. Ils ont par contre composé, de nombreuses pièces à vocation "funéraire", les Musikalische Exequien de Schütz et plusieurs motets de Bach en sont les témoignages. Il nous a semblé judicieux d'associer ces deux compositeurs éloignés dans le temps mais habités par la même foi luthérienne, pour une évocation d'un office funéraire du temps de Bach. La musique de son illustre prédécesseur était connue du Cantor et le terme de Requiem allemand reprend sous forme de clin d'oeil le titre de l'oeuvre emblématique de Brahms qui possédait en sa bibliothèque un exemplaire des Musikalische Exequien de Schütz.

Une réelle parentalité stylistique entre les deux compositeurs

Un siècle sépare les deux hommes, cela peut sembler immense mais ne reflète pas la réalité. Heinrich Schütz est un novateur qui tout en puisant dans la tradition contrapuntique issue de le la première renaissance, s'est initié aux techniques polychorales et à l'exubérance communicative de la musique Italienne. En témoignent ses trois séjours italiens auprès des Gabrieli, de Monteverdi et les oeuvres qui en découleront (madrigaux profanes ou spirituels, cantiones sacrae et symphoniae sacrae). Bach s'est quant à lui limité à son Allemagne du Nord, effectuant de nombreux voyages parfois à pied et construisant son langage grâce à son immense culture musicale et théologique. Au-delà de l'utilisation de la langue allemande de la Saxe et de l'Allemagne du nord, du partage de leur foi Luthérienne, la parenté stylistique existe entre les deux maîtres, exacerbée par le contrepoint parfois austère , luxuriant souvent, véritable medium, conduisant à l'élévation de l'âme humaine.

Concert en forme de messe des morts allemande

Les offices de funérailles ponctuent inéxorablement l'année luthérienne et la musique permet au fidèle d'entrevoir grâce au talent des compositeurs, la représentation harmonique que peut prendre le passage vers "l'autre rive". Commandées pour accompagner les obsèques du prince Heinrich Posthumus von Reuss, ami luthérien de Schütz, les Musikalische Exequien constituent une somptueuse messe de funérailles en abordant les sujets qui se trouvent au coeur de toute son oeuvre : la misère de la vie terrestre et cette douleur endurée qui permet à l'homme d'espèrer un au-delà. L'oeuvre est en trois parties d'inégales durées, les deux dernières plus courtes faisant appel à l'effectif vocal total. Elle permet ainsi la mise en regard avec les oeuvres du célèbre cantor, ses motets et cette cantate de la resurrection la célèbre Cantate BWV 4 Christ lag in Todes banden.

Les Motets de Johann Sebastian Bach sont souvent chantés de façon regroupée au concert comme s'ils appartenaient à un cycle commun. Cela n'est pas le cas puisqu'ils ont pour la plupart été composés isolément pour des célébrations funéraires. Les Motets de Bach sont des oeuvres extraordinaires tant dans l'utilisation de l'espace sonore, de la spacialité, que sur le plan d'une écriture vocale issue de la Renaissance (flamands et allemands comme Schütz ou Praetorius) qui trouve ici sa plénitude.

Pour ce Requiem allemand, les 12 voix solistes sont rejointes par les instruments : un quatuor de vents (cornet, sacqueboutes) et un ensemble de cordes, associés, respectant en cela la tradition au continuo réalisé comme à l'époque de Bach, au grand orgue.

Ce projet marque l'envie de Ludus Modalis de s'inscrire dans le jeu de la polyphonie à travers l'histoire. Schütz et Bach utilisent la même source littéraire,"les écritures" au service de la foi luthérienne et la même source musicale "le contrepoint", qui conduit au discours musical le plus humaniste.

L'utilisation variée des instruments, en colla parte (chaque instrumentiste doublant son chanteur) ou en soliste (les parties instrumentales sont écrites par Bach dans ses cantates mais pas dans ses motets) enrichit et diversifie le discours musical établissant ainsi le lien naturel entre Renaissance et Baroque.

La culture polyphonique de Ludus Modalis issue d'une longue pratique des maîtres de la première Renaissance trouve son prolongement (aboutissement) dans ce répertoire riche mais exempt de toute affectation.

 

Réservation conseillée
17 €, 15 € (réduit), 12 € (adhérents Musique et Mémoire), 5 € (jeune public)

Jeudi 18 juillet, de 21 h à 23 h > répétition publique (entrée libre) 
Vendredi 19 juillet, 18 h / Grand salon de l'Hôtel de Ville de Lure > cérémonie d'ouverture du festival Musique et Mémoire 2013

 


Coproduction Territoires baroques - Opéra de Rouen/ Haute-Normandie, Scène nationale Evreux Louviers, Académie Bach, Théâtre du château d'Eu - scène conventionnée théâtre et musique baroques


Avec le soutien de L'Art et la manière / Les Rencontres en pays de Bray, de L'ODIA Normandie / Office d'information et de diffusion artistique et de la Spedidam

Avec le soutien en résidence du festival Musique et Mémoire

Ludus modalis est soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication / DRAC de Haute-Normandie, la Région Haute-Normandie et le Département de l'Eure.

 



Ludus Modalis (photo : Rebecca Young)

Re-naissance... une quête de lumière

le site de Ludus Modalis

le reportage de Concertclassic.com



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