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Vendredi
20 juillet, 21 h XVIII-21 / Le Baroque Nomade XVIII-21 recherche l’altérité : celle de l’exotisme ou celle de la différence et de l’écoute de l’autre. Cette recherche est parfois violente, contrainte, confrontation. Mais elle est aussi rencontre, passion fondatrice et libératrice.
Comment raconter une histoire en musique, sans se laisser enfermer dans une partition ? Peut-être en prenant exemple sur les musiques traditionnelles qui, tout en gardant leur identité, sont elles aussi pétries de désirs de liberté. L’expérience a montré que le rapprochement des deux musiques, loin d’être artificiel, entraîne l’auditeur dans un parcours qui le déroute parfois, mais le fait toujours rêver. A vrai dire, même lorsqu’aucune note de musique traditionnelle n’est jouée dans un concert de XVIII-21, son empreinte reste, dans l’esprit sinon dans la lettre. Les parcours de XVII-21 ont été jusqu’en Chine, au Brésil et au Moyen Orient. Chaque fois les rencontres ont été marquantes. Le concert donné à Kaboul avec des musiciens afghans, premier concert après la levée de l’interdiction de la musique par les Talibans, restera comme un souvenir inoubliable. Une collaboration durable avec des artistes chinois a permis de laisser le temps aux deux cultures de s’observer, de se comprendre, de se respecter, avant de tenter des expériences communes. Dans l’avenir, XVIII-21 continuera ses visites
de l’Italie baroque, autour de compositeurs comme Barbara Strozzi
ou les deux Scarlatti, et continuera également à s’enrichir
au contact des musiques de tradition orale. On parlera des voyages de
Pietro della Valle, qui laissant son Italie natale visita la Syrie, la
Perse et l’Inde et en rapporta une musique qu’il voulait universelle.
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