Dimanche 29 juillet, 17 h
Eglise de Servance

Carte blanche à Chiara Banchini / ensemble 415

Giovanni Legrenzi (1626-1690)
Cantate a voce sola e Sonate a due strumenti (Livre IV opus 10, La Cetra)

Ensemble 415
direction : Chiara Banchini

Maria-Cristina Kiehr, soprano

Chiara Banchini, violon
Leila Schayeg, violon
Katharina Gohl, violoncelle
Yves Bilger, orgue positif
Shizuko Noiri, théorbe

Scénographie lumières : Benoît Colardelle

Giovanni Legrenzi ne semblait pas destiné à la gloire, alors qu’il remplissait le rôle de prêtre et de musicien à Bergame. En 1656, toutefois, cinq ans après avoir été ordonné prêtre, il quitta le cercle fermé de Bergame pour Ferrare. Il y entama une carrière brillante en tant que compositeur d’opéra.

Finalement, même Ferrare s’avéra un peu trop petite pour Legrenzi. Il s’en alla une fois encore en 1670, pour rejoindre Venise, le paradis musical de l’Italie d’alors. Les opéras vénitiens de Legrenzi connurent un énorme succès, le conduisant à être invité par les institutions les plus éminentes de la vie musicale de la Cité des Doges. Il travailla comme chef de chœur dans plusieurs ospedali, qui constituaient alors des centres culturels de première importance, jusqu’à l’ouverture du nouvel opéra San Giovanni Grisostomo à la fin des années 1670. Vers 1680, l’étoile de Legrenzi brillait si haut, que pratiquement aucun opéra donné à Venise ne se faisait sans son intervention.

La récompense principale intervint quelques années plus tard, d’abord lorsque Legrenzi devint vice maître de chapelle, puis maître de chapelle de San Marco, bien que cela signifiât la fin de sa carrière de compositeur à l’opéra. Sa production à cette période, avec ses opéras et ses oratorios, a été largement oubliée. Ses ouvrages instrumentaux, d’un autre côté, bien que représentant une petite partie de son œuvre, restent plus populaires aujourd’hui.

De cinq recueils, La Cetra (opus 10) a été publié en 1673, au moment où la célébrité de Legrenzi à Venise commençait à grandir. Il fut imprimé en cinq parties pour deux violons, une terza parte qui pouvait être jouée soit par un violon ou un alto, un alto et une basse continue. Le recueil contient six sonates pour deux violons et continuo, six pour trois, et six pour quatre violons et continuo. En ajoutant les parties intermédiaires, Legrenzi expérimentait son contrepoint. Certaines des sonates à la partition fouillée dans La Cetra comportent des sections en style ricercare, qui rappellent Gabrieli ou Frescobaldi. En même temps, Legrenzi évoque Corelli, qui, avec ses Concerti grossi opus 6, exerçait la plus grande influence sur les compositeurs de la génération suivante.

Ses Cantate a voce sola, sont un exemple caractéristique de la musique vocale contemplative des années 1670.

Un concert « sur mesure » pour clôturer cette 14ème édition.

Réservation conseillée
15 €, 12 € (réduit), 4 € (jeune public) et 10 € (amis du festival) (+ lien page informations pratiques)