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Dimanche
29 juillet, 17 h Carte blanche à Chiara Banchini / ensemble 415
Finalement, même Ferrare s’avéra un peu trop petite pour Legrenzi. Il s’en alla une fois encore en 1670, pour rejoindre Venise, le paradis musical de l’Italie d’alors. Les opéras vénitiens de Legrenzi connurent un énorme succès, le conduisant à être invité par les institutions les plus éminentes de la vie musicale de la Cité des Doges. Il travailla comme chef de chœur dans plusieurs ospedali, qui constituaient alors des centres culturels de première importance, jusqu’à l’ouverture du nouvel opéra San Giovanni Grisostomo à la fin des années 1670. Vers 1680, l’étoile de Legrenzi brillait si haut, que pratiquement aucun opéra donné à Venise ne se faisait sans son intervention.
De cinq recueils, La Cetra (opus 10) a été publié en 1673, au moment où la célébrité de Legrenzi à Venise commençait à grandir. Il fut imprimé en cinq parties pour deux violons, une terza parte qui pouvait être jouée soit par un violon ou un alto, un alto et une basse continue. Le recueil contient six sonates pour deux violons et continuo, six pour trois, et six pour quatre violons et continuo. En ajoutant les parties intermédiaires, Legrenzi expérimentait son contrepoint. Certaines des sonates à la partition fouillée dans La Cetra comportent des sections en style ricercare, qui rappellent Gabrieli ou Frescobaldi. En même temps, Legrenzi évoque Corelli, qui, avec ses Concerti grossi opus 6, exerçait la plus grande influence sur les compositeurs de la génération suivante. Ses Cantate a voce sola, sont un exemple caractéristique de la musique vocale contemplative des années 1670. Un concert « sur mesure » pour clôturer cette 14ème édition. Réservation
conseillée
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