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Vendredi
27 juillet, 21 h
Chapelle Notre-Dame du Haut de Ronchamp
Compostelle
- le chant de l’étoile
Codex Calixtinus, XIIe siècle
Programme avec mise en espace
Discantus
/ direction musicale et carillon :
Brigitte Lesne
8 voix de femmes a cappella et cloches à main |
Hélène Descarpignies,
Anne Guidet, Lucie Jolivet,
Brigitte Lesne, Caroline Magalhaes, Caroline Marçot, Catherine
Schroeder, Catherine Sergent
Scénographie lumières : Benoît
Colardelle |
Dans
le sillage des Mages venus d’Orient, le pèlerin se laisse
guider par l’étoile, et sa démarche symbolise la quête,
jamais satisfaite, d’une lumière supra stellaire. Au XIIe
siècle, de toutes les régions d’Europe, hommes et
femmes se dirigent vers le Campus stellae, Compostelle, pour
vénérer le tombeau de saint Jacques, ce tonitrui filius,
« fils du tonnerre », que l’on dit proche du Christ.
L’Europe médiévale en mouvement a
fait avec elle cheminer et évoluer sa musique. Le Livre de Saint-Jacques
(Codex Calixtinus) fut copié en Bourgogne, pour Compostelle.
Il a guidé à la fois le pèlerin et le chantre. L’itinéraire
qu’il décrit prouve que des traditions diverses se côtoyaient
au tournant des routes et lors des grandes étapes : Beauvais, Sens,
Chartres, Paris, Orléans, Tours, Limoges, Le Puy, Moissac, Conques.
Ce n’est pas une voie qui est tracée, mais un faisceau de
rencontres religieuses, humaines, linguistiques, culturelles, enfin musicales.
Le
pèlerin qui venait de l’Europe du Nord, de l’Est, et
du Sud-est, découvrait, en traversant l’Aquitaine, les répertoires
musicaux composés autour de la célèbre abbaye de
Saint-Martial dans le Limousin, et qui valurent son renom à ce
que nous appelons l’Ecole musicale de Saint-Martial. Le Codex
Calixtinus, qui, avec d’autres manuscrits du Sud, transmet
ces répertoires, atteste que ces musiques ont abouti à l’extrême
finis terrae du monde occidental, là où il n’y
a plus que la mer et les étoiles : maris stella.
Ces musiques, que les pèlerins ont pu chanter
ou écouter dans les églises et les monastères tout
au long de leur route, sont chargées de nouveautés, dans
une écriture enfin devenue, depuis peu, parfaitement lisible, laissant
notamment une large place au tout nouveau style polyphonique.
Sur les traces des ces infatigables pèlerins et
pour renouer avec la tradition des processions, si méconnues aujourd’hui
et cependant étroitement liées à la liturgie pendant
tout le Moyen-âge. Sur la colline, les chanteuses de l’ensemble
Discantus enluminent le « béton loyal » de l’architecte
poète. Une rencontre subtile…
Marie-Noël Colette / Brigitte Lesne
Réservation
obligatoire
20 €, 15 € (réduit), 4 € (jeune public) et 10 €
(amis du festival) (+ lien page informations pratiques)
Compostelle, le chant de l’étoile /
CD Jade / Choc du Monde de la Musique, Diapason d’Or, 10 de Répertoire,
Recommandé par Classica.
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