Samedi 14 juillet, 21 h
Eglise de Sainte-Marie-en-Chanois

Une alchimie musicale
Dietrich Buxtehude (1637-1707) / 300ème anniversaire

Cantates, motets et pièces instrumentales
(commande du festival)

Da Pacem
Direction : Pierre-Adrien Charpy et Raphaële Kennedy

Raphaële Kennedy, soprano
Virginie Descharmes et Stéphanie Paulet, violons baroques
Sylvie Moquet, basse de viole
Marc Wolff, théorbe
Yannick Varlet, clavecin
Pierre Adrien Charpy, orgue positif

Lumières : Benoît Colardelle


« Cette édition aura été l’occasion de révéler un ensemble, Da Pacem et une voix, celle de Raphaële Kennedy. » L’Est Républicain, Nicolas Maget, jeudi 3 août 2006

L’anecdote est fameuse : en 1705, Johann Sebastian Bach se rendit à pied d’Arnstadt, où il était organiste, à Lubeck, qui n’était pas la porte à côté, pour y entendre le célèbre et vénérable Dietrich Buxtehude. Nanti d’un congé d’un mois de la part de ses employeurs, Bach y resta quatre mois qui bouleversèrent sa manière de jouer de l’instrument à tuyaux.
Les paroissiens d’Arnstadt en firent d’ailleurs l’expérience à son retour,
déroutés par son nouveau style.

La fascination qu’il exerça sur Bach et ses contemporains font incontestablement de Buxtehude une grande figure de la musique allemande. En réalité, sa redécouverte est récente et en dehors de sa musique d’orgue, une majorité de ses œuvres, notamment vocales, reste inaccessible.


En prolongement de sa résidence en 2006, Da Pacem est invité à ouvrir le festival 2007 avec un programme dédié à Dietrich Buxtehude. Après les musiques françaises, anglaises et italiennes, ce sera l'occasion pour cette ce jeune ensemble de s’immerger dans l'univers de cet immense musicien.

Véritable passeur entre les styles et les époques, Dietrich Buxtehude a réalisé une synthèse époustouflante des traditions polyphonique, numérique et rhétorique de ses prédécesseurs, avec une poésie très personnelle, en proposant des architectures d'une ampleur alors inconnue, le tout agrémenté d’une tendresse et parfois d’un humour, en prenant soin que sa musique soit accessible à tous, du spécialiste au néophyte. Ce n’est pas sans raison que Bach en a fait son modèle !

La voix délicate de Raphaëlle Kennedy, accompagnée d’un continuo d’une richesse inouïe, distille la grâce à ce parcours dans l’œuvre de ce géant à l’humanité bouleversante.

Réservation conseillée
15 €, 12 € (réduit), 4 € (jeune public) et 10 € (amis du festival)