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Samedi 14
juillet, 21 h
L’anecdote est fameuse : en 1705, Johann Sebastian
Bach se rendit à pied d’Arnstadt, où il était
organiste, à Lubeck, qui n’était pas la porte à
côté, pour y entendre le célèbre et vénérable
Dietrich Buxtehude. Nanti d’un congé d’un mois de la
part de ses employeurs, Bach y resta quatre mois qui bouleversèrent
sa manière de jouer de l’instrument à tuyaux. La fascination qu’il exerça sur Bach et ses contemporains font incontestablement de Buxtehude une grande figure de la musique allemande. En réalité, sa redécouverte est récente et en dehors de sa musique d’orgue, une majorité de ses œuvres, notamment vocales, reste inaccessible.
Véritable passeur entre les styles et les époques, Dietrich Buxtehude a réalisé une synthèse époustouflante des traditions polyphonique, numérique et rhétorique de ses prédécesseurs, avec une poésie très personnelle, en proposant des architectures d'une ampleur alors inconnue, le tout agrémenté d’une tendresse et parfois d’un humour, en prenant soin que sa musique soit accessible à tous, du spécialiste au néophyte. Ce n’est pas sans raison que Bach en a fait son modèle ! La voix délicate de Raphaëlle Kennedy, accompagnée
d’un continuo d’une richesse inouïe, distille la grâce
à ce parcours dans l’œuvre de ce géant à
l’humanité bouleversante. Réservation
conseillée
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