Vendredi 14 juillet, Temple Saint-Jean de Belfort
Michael Praetorius / Pro Organico




Jean-Charles Ablitzer, organiste


A Belfort, Jean-Charles Ablitzer est titulaire de l’orgue historique de la Cathédrale Saint-Christophe et professeur à l’Ecole nationale de musique.

Pendant de nombreuses années, Jean-Charles Ablitzer mène une recherche personnelle. De 1976 à 1984, il effectue régulièrement des voyages en Allemagne de l’Est afin d’étudier les caractéristiques de la facture d’orgue ancienne et les mettre en relation avec l’interprétation de l’œuvre de Johann Sebastian Bach.

Conforté dans ses intuitions, il commence alors une carrière discographique. En 1983, il enregistre live, l’un des premiers compacts disques consacré à l’orgue. De 1987 à 1989, il réalise l’intégrale de l’œuvre d’orgue de Diderik Buxtehude en six CD qu’il enregistre sur six instruments historiques d’Allemagne du Nord. La presse musicale accueille ses enregistrements comme des interprétations de référence : les 15 CD qu’il enregistre pour le catalogue Harmonic Records obtiennent 23 « meilleur disque du mois (Compact, Diapason, Le Monde de la Musique, Répertoire, Télérama) et 2 « meilleur disque de l’année » (Le Monde de la Musique).

Invité par des festivals réputés comme ceux de La Roque-d’Anthéron, Montpellier, Saint-Maximin, Masevaux, Toulouse, Saint-Bertrand-de-Comminges, la Folle Journée de Nantes, Jean-Charles Ablitzer participe également à des émissions radiodiffusées et télévisées. En 1998, il donne une série de concerts au Japon.

En parallèle à cette activité, Jean-Charles Ablitzer travaille au sein de plusieurs formations baroques en qualité de continuiste. La Fondation Royaumont l’engage comme organiste de l’ensemble Il Seminario Musicale dirigé par Gérard Lesne, avec qui il aborde surtout le répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles.

Jean-Charles Ablitzer a initié à Belfort la construction d’instruments aux esthétiques sonores affirmées et complémentaires : l’orgue de l’église Sainte-Odile, construit dans le style italien par Gérald Guillemin en 1979, ainsi que l’orgue nordique du temps Saint-Jean, construit en 1984 par Marc Garnier.

En décembre 2000, Jean-Charles Ablitzer est nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres.

Bruno Boterf, ténor

Après des études universitaires de musicologie et d’histoire de l’art, Bruno Boterf choisit de se consacrer au chant. Il prend rapidement place auprès des meilleurs chefs dans les Cantates et Oratorios de Bach et Haendel, les œuvres sacrées de Monteverdi, Cavalli, Mozart et Rossini, … Dans le même temps il s’initie aux arcanes de la musiques médiévale auprès d’Anne Marie Deschamps et Marcel Pérès tout en pratiquant la musique contemporaine au sein du Groupe Vocal de France. Il participe ainsi à plusieurs créations avec les ensembles 2E-2M et Itinéraire notamment à Radio France.

Sur scène il s’est produit dans de nombreux opéras sous les directions de Jean Claude Malgoire, William Christie, Marc Minkowski, Hervé Niquet, … tout en collaborant régulièrement avec Mireille Larroche et la Péniche Opéra. Il a ainsi interprété le rôle titre dans le Jeu de Daniel et dans l’Orfeo de Monteverdi.

Passionné par la musique de la Renaissance et du début du Baroque, Bruno Boterf aborde régulièrement le répertoire du Seicento, tant en duo, au sein de l’ensemble A doi tenori (créé avec Gilles Ragon) qu’en solo, collaborant avec les ensembles Akâdemia, William Byrd ou La Fenice. Il ne néglige pas pour autant le répertoire français vouant une prédilection pour l’Air de Cour de la fin du XVIe siècle (tournée de concerts au Japon), et pour le répertoire Elisabethain (concerts et enregistrements avec l’ensemble Les Wirches).

Dulzainas

A partir du XVe siècle, l’esprit d’invention et de découverte propre à la Renaissance nourrit les sciences et les arts. Dans le domaine de la musique, les luthiers créent des familles d’instruments, les compositeurs imposent une écriture nouvelle et les musiciens circulent dans toute l’Europe.

Dulzainas naît en 1985. Six musiciens décident de faire revivre les familles homogènes d’instruments à vent de la Renaissance associée à un instrument à cordes pincées. Ils reçoivent une formation au Centre de Musique Ancienne de Genève et à la Schola Cantorum de Bâle. Ainsi se développent des ensembles de chalemies et bombardes, de dulcianes, cromornes ou flûtes à bec et des ensembles mêlés avec cornet à bouquin, guitare et luth.

Le répertoire de Dulzainas s’étend de l’apparition de l’imprimerie musicale (Venise, 1501) jusqu’aux premières années du XVIIe siècle : chansons, danses, ricercares, fantaisies, de Josquin, Cabezon, Phalèse, Scheidt, Dowland…

L’ensemble se produit en France et à l’étranger, notamment aux festivals d’Ambronay, Chambord, Ribeauvillé, Senlis, Birmingham (GB), Hohenloher (RFA)…

Son enregistrement de l’intégrale des Capricci in Musica a tre Voci de Vicenzo Ruffo avec les ensembles I Dilettanti et Sweet Musicke (CD Stil Paris) a reçu les meilleures distinctions (« Diapason d’Or » et « Choc » du Monde de la Musique).



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