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Week-end III
11 h, Chœur roman de Melisey L’art du théorbe Marc Wolff, théorbe
Réservation obligatoire Girolamo Frescobaldi (1583-1643) Yannick Varlet, clavecin
Les onze toccate du second livre, paru en 1627, sont encore plus abouties, plus contrastées, plus riches, plus « rhétoriques » ! Leur structure est bien plus complexe et il en est de même de la virtuosité. Sur les onze toccate du recueil, quatre sont destinées expressément à l’orgue : les terza, quarta, quinta et sesta. L’ottava, avec ses durezze e ligature sonne également mieux sur l’orgue. Les six autres, jouées aujourd’hui, sont écrites pour le clavecin. En 1637 parait une nouvelle édition de ce second
recueil, augmentée de canzone, versi, magnificat, gagliarde, correnti
… Les six canzone jouées aujourd’hui en alternance
avec les toccate, reflètent parfaitement du génie de Frescobaldi
à combiner rigueur et fantaisie dans ces courtes pièces.
Ainsi, jamais encore à cette époque, on aura connu une telle
diversité et une telle variété d’écriture
dans des pièces qui portent le simple nom de toccata ou canzona.
Leçons de Ténèbres
du 1er Jour
Nicolas Bernier est incontestablement l’une des figures les plus marquantes de la musique française du début du XVIIe siècle. Il effectua comme Marc Antoine Charpentier, son prédécesseur à la Sainte-Chapelle de Paris, le voyage d’Italie. C’est à Rome qu’il aurait travaillé avec Caldara, mais ce point reste sujet à caution, le compositeur italien étant de cinq ans son cadet. De retour en France, il fut employé successivement à Chartres, à Saint-Germain l’Auxerrois (Paris) et enfin à la Chapelle Royale de Versailles. Les Leçons de Ténèbres de Nicolas Bernier sont au nombre de quinze : d’une part un cycle complet de neuf leçons pour voix de femme et basse continue (dont les trois premières composeront le programme de ce concert) ; d’autre part six leçons pour voix seule et basse continue, trois pour soprano et basse continue. Ces leçons occupent une place particulière dans la production de Bernier : outre le fait qu’aucune d’entre elles ne furent publiées, elles sont l’expression d’un art typiquement français chez un compositeur volontiers italianisant. Ce cycle de neuf leçons pour voix aiguë à toutes les chances d’avoir été destiné à un couvent de religieuses. En effet, si nous savons avec certitude que des offices très libres, où la dimension de spectacle été prédominante (des chanteuses de l’opéra venant chanter dans des couvents masculins), se déroulèrent dans la deuxième moitié du XVIIe siècle, rien ne permet d’affirmer que ces pratiques continuèrent au XVIIIe siècle. Les religieuses dotées des plus belles voix chantaient les leçons, ornement de l’office, le reste de la communauté chantant les psaumes et les répons en plain-chant. Réservation conseillée
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