Week-end III
Vendredi 28 juillet, 21 h
Église prieurale de Marast

A nos enfants… à nos ancêtres
/ Pierre-Adrien Charpy et Moussa Héma
Création 2006

(commande du festival)


pour soprano, balafon, viole de gambe, orgue et clavecin
de Pierre-Adrien Charpy et Moussa Héma 

Da Pacem / ensemble résident
Raphaële Kennedy, soprano
Moussa Héma, voix, n’ gouni et balafon
Sylvie Moquet, basse de viole
Yannick Varlet, clavecin
Pierre-Adrien Charpy, orgue positif

Scénographie lumières : Benoît Colardelle

Assembler deux créateurs, l’un français et l’autre burkinabé pour créer une musique nouvelle, c’est tenter de trouver l’essence musicale de l’Homme au-delà des cultures. Il ne s’agit pas encore de métissage. Celui-ci sera peut-être le résultat d’innombrables expériences sur plusieurs générations. Il s’agit aujourd’hui de s’écouter, de se respecter et d’aller patiemment vers l’autre tout en restant soi-même.

Après l’expérience d’une première collaboration (création de la partie alors écrite de l’œuvre en 2004 à la Chapelle de Ronchamp dans le cadre du festival Musique et mémoire, en alternance avec de la musique baroque et de la musiques africaine), Moussa Héma et Pierre Adrien Charpy ont décidé de poursuivre ce travail.

Les traditions africaine et baroque ont deux points communs : la présence d’un rythme de danse et le goût de la répétition. L’ambition de cette nouvelle étape est d’écrire ensemble un deuxième volet de pièces, basées sur des thèmes africains traditionnels retravaillés par Moussa Héma, des motifs de chaconnes et de passacailles baroques adaptés au langage contemporain, ainsi qu’un pure travail compositionnel de Pierre Adrien Charpy de façon à obtenir un programme presque exclusivement constitué de créations communes.

Sachant que les instruments africains et baroques fusionnent en une texture instrumentale d’une grande finesse, les deux créateurs mêlent le pentatonisme africain aux diverses techniques occidentales des fréquences (chromatisme, modalité…) de façon à obtenir un langage nouveau.

L’opposition des appartenances culturelles de l’un et de l’autre n’est désormais plus d’actualité, bien qu’elle appartienne à l’histoire de ce projet.

Pour mettre en scène cette production inédite, le festival explore un nouveau « terrain de jeu », l’église prieurale de Marast, joyau médiéval du XIIe siècle, dont le langage architectural constitue un écrin idéal pour cette musique au caractère intemporel.

Concert réalisé en partenariat avec l’Association des Amis de l’Abbaye de Marast.

Réservation obligatoire
15 € / 12 € (réduit) / 9 € (amis du festival) / 4 € (jeune public)

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