Week-end II
Samedi 22 juillet, 21 h
Auditorium de Lure

The Theater of Musick
Musique pour les théâtres londoniens (Locke, Hart, Purcell…)
Extraits du journal de Samuel Pepys (1632-1703)

La Rêveuse / ensemble associé

Olivier Martin Salvan, comédien
Julie Hassler, soprano
Stefan Dudermel, Yannis Roger, violons
Angélique Mauillon, harpe triple
Florence Bolton, viole de gambe
Bertrand Cuiller, clavecin
Benjamin Perrot, théorbe et direction

Scénographie lumières : Benoît Colardelle

« Depuis quelque temps, je mène une vie fort agréable. Dieu en soit loué et remercié ! Bien sûr, je suis ennemi de la prodigalité, mais je trouve qu’il faut prendre du plaisir pendant qu’on a la santé, la fortune et l’occasion, plutôt que d’attendre la vieillesse et la pauvreté. » S.P.

Le journal de Samuel Pepys, commencé le 1er janvier 1660, s ‘achève le 31 mai 1669, couvrant la première décennie de la période de la Restauration. Par réaction contre l’austérité de la période précédente, celle d’Oliver Cromwell et son Commonwealth, c’est une Angleterre de plaisirs et de libertinage qui apparaît alors et que décrit notre auteur : on assiste à la réouverture des théâtres, des tavernes, des tripots, on va au spectacle mais on se repaît aussi des exécutions publiques, partout on ripaille et on boit…..Deux grands drames vont cependant marquer cette période : la grande peste de 1665 et le grand incendie de Londres de 1666. Témoin de son temps doté d’un solide sens de l’humour, Pepys a la plume facile et aime raconter tout ce qu’il voit. Il se livre avec d’autant plus de sincérité qu’ayant rédigé son journal en code, il n’a jamais pensé être lu un jour !

Charles II se tourne vers la France et la prend pour modèle, notamment lorsqu’il réorganise les institutions musicales et dote son pays d’une Royal Academy of Music. On construit de nouveaux théâtres, plus somptueux et on remet au goût du jour les théâtres plus anciens et peu confortables.

Il est, par ailleurs, de bon goût d’apprécier la musique italienne, de loin la plus raffinée. Pepys la décrit parfois comme « la bonne musique », agréable à l’oreille, mais souvent, son penchant pour les ballades « rustiques » anglaises reprend le dessus. Il a rencontré et nomme dans son journal les grands musiciens,de son temps : Pelham Humphrey, Matthew Locke, Giovanni Battista Draghi et John Bannister. Musicien amateur, il joue lui-même de la viole, du violon, du luth, du flageolet et s’essaye parfois à la composition.

Handicapé par une cécité précoce, Pepys doit se résoudre à abandonner la rédaction de son journal en mai 1669. Il est alors trop tôt pour qu’il note dans son journal le nom du jeune Henri Purcell, qui n’avait alors que onze ans, mais les vieux jours de cet amateur de musique ont très certainement été bercés par les airs de celui qui fut surnommé « L’Orphée britannique ».

Concert proposé en partenariat avec le Service culturel de la Ville de Lure (saison culturelle 05/06).

Réservation conseillée
15 € / 12 € (réduit) / 9 € (amis du festival) / 4 € (jeune public)