![]() |
|||
|
|
Week-end II Canzon per l’organo, cembalo,
clavicythérium e cornetto
Le cornet fut l’instrument privilégié de l’improvisation, vraisemblablement depuis 1500 jusqu’à son âge d’or vers 1680. Quelques brillants cornettistes comme Girolamo Dalla Casa et Giovanni Bassano s’illustrèrent à la basilique de San Marco à Venise. Danses, chansons, madrigaux ou motets connus constituaient un répertoire standard, connu dans toute l’Europe sur lequel les musiciens improvisaient. Il semble que la qualité et le niveau des cornettistes aient varié d'un pays et d'une époque à l'autre. Parmi les premiers virtuoses mentionnés, on peut citer ceux que François Ier ramena d'Italie au début du XVIe siècle. Le cornet est attesté comme "soliste" à une époque où on ne compose pas encore de musique instrumentale monodique et concertante. Des représentations iconographiques et des témoignages littéraires attestent également de "concerts" où un cornettiste joue en compagnie d'un clavecin. Le plus fameux de ces témoignages, le Discorso sopra lamusica (1628) de V. Giustiniani, mentionne le Cavaliere Luigi del Cornetto d'Ancône jouant du cornet de manière si douce qu'il ne domine pas le clavecin complètement fermé qui l'accompagne. C’est-à-dire que le cornet était tout aussi bien mêlé aux hauts instruments (Anches et trombones) qu’aux bas instruments (cordes et cordes pincées). On peut imaginer des scènes avec diverses d’instrumentistes virtuoses jouant accompagnés simplement d’un luth, d’une harpe ou d’un clavicythérium. Ce programme, inspiré de toutes ces pratiques
(que l’on trouve décrites dans le Syntagma Musicum de Michael
Praetorius), propose de montrer les différentes facettes de la
musique associant différents instruments de continuo au cornet
à bouquin.
| ||