Avant-première / présentation du festival 2006


Vendredi 12 mai 2006, 20 h 30
Auditorium de Lure

Les Lettres Portugaises / une rhétorique intime des passions
concert/lecture / textes de Gabriel-Joseph de Lavagne et musique de Jean-Henri d’Anglebert

La Rêveuse, ensemble associé
Louise Moaty
, comédienne
Bertrand Cuiller, clavecin

« A l’instar de rares clavecinistes de sa génération, Bertrand Cuiller possède au plus haut degré le pouvoir de donner aux idées musicales leur forme la plus achevée. » Philippe Ramin, Diapason, mars 2006

La lecture d’un monologue, le jeu au clavecin : deux pratiques se rencontrent autour de l’expression des passions chère au 17e siècle

Les Lettres Portugaises, publiées en 1669, nous plongent dans l’intimité d’une religieuse abandonnée par son amant. Au nombre de cinq, elles forment les actes d’une tragédie solitaire : la jeune femme écrit sans réponse, depuis son couvent, au soldat français qui l’a trahie – mettant à nu la violence de ses sentiments dans un langage remarquable de simplicité et de beauté. Exercice de style et coup de maître, ces lettres bouleversantes furent écrites par un homme, Gabriel-Joseph de Lavagne, Comte de Guilleragues.

Aux cotés de la comédienne Louise Moati, Bertrand Cuiller au clavecin puise dans l’œuvre de Jean-Henri D’Anglebert des pièces propres à exprimer cette passion dont Guilleragues fait l’exercice de style et qui, deux ans après la première édition est déjà devenue nom commun : on le trouve en 1671 sous la plume de Madame de Sévigné pour qui « faire une portugaise », c’est rédiger une lettre tendre, passionnée et bouleversante…

Ce concert proposé par le service culturel de la ville de Lure sera suivi d’une présentation du festival 2006.

Tarifs : 15 €, 12 € (réduit), 8 € (adhérents), 4, 5 € (jeune public)

Réservations / Centre culturel François Mitterrand au 03 84 30 54 30

A écouter / Pescond Time, œuvres pour clavier de Byrd, Bull et Philips
Bertrand Cuiller (clavecin et virginal) / CD Alpha 086
Diapason d'Or et Choc du Monde de la Musique (mars 2006)

« Pour son premier disque en solo, le jeune claveciniste Bertrand Cuiller choisit les virginalistes Elisabéthains. Et, comme il y a quinze ans l’album de Farnaby de son mentor Pierre Hantaï, le coup d’essai est un coup de maître. Une référence, à placer à côté des réussites magistrales dans ce répertoire de Gustav Leonhardt, Andreas Staier et Skip Sempé. » Philippe Ramin, Diapason, mars 2006