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Istanpitta
musique pour les noces d’Isabelle de France et de Gian Galeazzo
Visconti (1360)
Alla francesca
flûtes,
cornemuse, direction : Pierre Hamon
harpe : Angélique Mauillon
vièles da braccio : Birgit Goris |
vièles da gamba : Viva Biancaluna Biffi
luth : Michaël Grébil |
Partant
de l’hypothèse séduisante du musicologue Kurt van
Fischer qui suggère que les estampies italiennes du Manuscrit de
Londres (British Museum) soient mises en relation avec les noces d’Isabelle
de France et de Gian Galeazzo Visconti en 1360, ce programme instrumental
est inspiré par cette fête. A ces magnifiques Istanpitte
et Salterelli, témoignages absolument unique de l’art monodique
des instruments de cour dans l’Italie du Centre et du Nord au XIV
siècle, sont mêlées des Ballate inspirées par
la poésie courtoise, mais aussi des versions instrumentales ornées
(d’après le Codex Faenza) de chansons françaises,
telle la ballade De toutes flours de Guillaume de Machaut, en vogue dans
les cours italiennes avant que le nouveau style maniériste de la
fin du Trecento ne s’impose.
Un concert d’un raffinement extrême pour
marquer le renouveau de la Chapelle Saint-Martin, lieu emblématique
du festival usique
et mémoire.
Alla francesca est soutenu par le Ministère
de la Culture (DRAC Ile-de-France) et membre de la Fédération
des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés
– FEVIS
Réservation conseillée
17 h - Chapelle Saint-Martin de Faucogney
Tarifs : 15€ -12€ (réduit) - 4,5 € (jeune public)
Alla francesca
Ensemble
de musique de chambre à géométrie (très) variable,
Alla francesca se veut un « laboratoire » pour l’interprétation
des chansons et danses instrumentales du Moyen Age. Placé sous
la direction complice de Pierre Hamon et Brigitte Lesne, il expérimente
les pratiques et les choix jusqu’à obtention d’une
interprétation optimale.
L’accent est mis, d’une part, sur la pratique
instrumentale (vièles, harpes, luths, flûtes, …), en
recherchant finesse de jeux et articulations adaptées aux musiques
de danse et à l’accompagnement du chanteur ; d’autre
part sur une vocalité spécifique et sur la « mise
en musique » du texte poétique.
Il confronte sans cesse ses pratiques à celles
des musiques populaires ou savantes non occidentales (Inde et Asie, Proche-Orient
et Maghreb, Europe centrale), aux recherches
des facteurs et luthiers, tout en se référant au travail
des musicologues et à la lecture des traités.
L’ensemble se produit régulièrement
en France, dans le monde entier (Australie, Brésil, Colombie, Inde,
USA, Nouvelle-Zélande, Turkménistan,…) et dans toute
l’Europe, du Portugal à la Russie, du Pays de Galles à
la Sicile.
Parmi son palmarès discographique figure le «
Diapason d’Or de l’année 2000 ». L’enregistrement
de Istanpitta a été édité en 2003 (Opus 111,
version instrumentale, sous la direction de Pierre Hamon).
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